Si, dans les couloirs des institutions européennes, les nouveaux commissaires européens n’emportent pas tous l’adhésion, dans l’hémicycle, on s’abstient de critiquer : cette hypocrisie a mis Daniel Cohn-Bendit en colère et il n’a pas caché son indignation à ses collègues hier. « Chaque fois qu’on a l’occasion de former une Europe politique, on rate le coup. » Les trois grands groupes du Parlement (PPE, PSE et Alde) forment aux yeux du président des Verts/Ale « une coalition d’hypocrites » incapable d’élire les personnalités qui sauront prendre la mesure des enjeux internationaux. Barroso II pour lui, c’est non, et il ne s’est pas gêné pour le dire en séance plénière face à un Barroso tristement amusé, un Martin Schulz pour le moins énervé, et une Catherine Ashton atterrée. 

Après les auditions qui ont eu lieu fin janvier, la nouvelle équipe du président de la Commission européenne, Barroso II, devait justement être investie hier. Sans surprise, elle a été approuvée avec une large majorité (488 pour, 137 contre et 72 abstentions). Les 27 nouveaux membres de la Commission, parmi eux neuf femmes, vont pourvoir se mettre au boulot. Cohn-Bendit les a à l’oeil.

Daniel-Cohn Bendit mischt die Kommission auf | “Barroso - Wir glauben Dir nicht, aber stimmen trotzdem für Dich!” ©EurodeputesEE/Dailymotion