D’entrée, les chances pour que Graham Watson remporte cette campagne sont maigres. « En effet, en règle générale, les deux grands partis, à savoir le Parti populaire et le Parti socialiste, se sont toujours répartis équitablement la présidence du parlement, à l’exception de la période pendant laquelle Pat Cox avait rempli cette fonction suite à une erreur de calcul de vote chez les socialistes », explique Piotr Kaczyński, analyste pour le think tank CEPS. Et c’est précisément ce que dénonce Watson sur son site Internet de campagne. 

Du côté des socialistes, le bruit court que Watson devra affronter le chef de file du PSE, Martin Schulz. Il semblerait donc que pour présider le parlement, il faut premièrement être leader de parti. La candidature de Watson aura au moins le mérite d’intéresser le peuple britannique à la campagne électorale européenne de juin 2009.